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La prise en charge de la rhizarthrose à la Clinique Jouvenet

le 04/05/2023

L'arthrose de la base du pouce, connue sous le nom de « rhizarthrose », est l'une des pathologies les plus courantes rencontrées dans la population active. Détails avec le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste spécialiste de la main à la Clinique Jouvenet (Ramsay Santé), située à Paris.

L'arthrose de la base du pouce, connue sous le nom de « rhizarthrose », est l'une des pathologies les plus courantes rencontrées dans la population active. Détails avec le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste spécialiste de la main à la Clinique Jouvenet (Ramsay Santé), située à Paris.

Pathologie touchant principalement les femmes après 50 ans, la rhizarthrose se définit par l’altération d'une articulation située à la base du pouce. « Elle se caractérise par une usure progressive du cartilage qui recouvre les os de cette articulation, entraînant une douleur, une raideur, une diminution de la force de préhension et une perte de mobilité du pouce », décrit le Dr Alexandre Kilinc, chirurgien orthopédiste spécialiste de la main.

Symptômes, causes et diagnostic de la rhizarthrose

La rhizarthrose peut provoquer une douleur intense, un gonflement, une diminution de la force et de l'amplitude des mouvements, ce qui complique la réalisation de certaines tâches du quotidien (tourner une poignée de porte ou une clé, ouvrir une bouteille…). La douleur, notamment localisée à la base du pouce, est le premier et le plus fréquent des symptômes de cette affection. À un stade avancé, la maladie peut provoquer une déformation du pouce (dû au déplacement de l'os), entraînant alors une limitation de sa fonction, principalement pour la préhension d'objets. Les principaux facteurs de risques sont les suivants :

  • L'âge : il s’agit d’une pathologie fréquente après 50 ans.
  • Le sexe : les femmes sont plus susceptibles de développer une rhizarthrose que les hommes.
  • L'hérédité : des antécédents familiaux de rhizarthrose peuvent augmenter le risque de développer la maladie.
  • Des traumatismes : des blessures répétées ou une utilisation excessive de l'articulation peuvent entraîner une usure prématurée du cartilage et favoriser le développement de la rhizarthrose.
  • Les malformations anatomiques : certaines malformations anatomiques congénitales ou acquises peuvent favoriser l'apparition de la maladie.
  • L'obésité : le surpoids peut exercer une pression supplémentaire sur l'articulation et favoriser l'usure du cartilage.
  • Les professions manuelles : les personnes qui effectuent des tâches manuelles répétitives (ouvriers, agriculteurs, musiciens…) ont un risque accru de développer une rhizarthrose.

« Le diagnostic de la rhizarthrose nécessite un examen clinique attentif. Il est complété par un bilan radiographique, comportant des radiographies simples (de face et de profil) de l'articulation trapézo-métacarpienne », ajoute le professionnel de santé.

Le traitement de la rhizarthrose à la Clinique Jouvenet

Le traitement de la rhizarthrose s’effectue initialement par le port d’une orthèse (afin d'immobiliser l'articulation trapézo-métacarpienne). Celle-ci doit être portée la nuit (à minima 3 mois). Parallèlement à cela, des médicaments analgésiques peuvent être prescrits. Les infiltrations radioguidées de l’articulation trapézo-métacarpienne peuvent également être réalisées (3 injections annuelles maximum). Si le traitement médical n'est pas suffisant pour soulager les douleurs, le recours à un traitement chirurgical est alors recommandé. Les deux principales options thérapeutiques chirurgicales sont :

  • La chirurgie par prothèse 
  • La trapézectomie-ligamentoplastie

Le chirurgien précisera au terme de la consultation et de l’analyse radiologique l’option chirurgicale à retenir. « La chirurgie par prothèse trapézo-métacarpienne consiste à remplacer l'articulation par des pièces en titane. L’intervention est effectuée en ambulatoire sous anesthésie locale. La récupération est souvent rapide. Un suivi à moyen et long terme sera nécessaire afin de contrôler la bonne évolution et l’absence de descellement. Les prothèses trapézo-métacarpienne actuelles sont très performantes et beaucoup peuvent tenir à minima 15 ans », précise le Dr Alexandre Kilinc.

« La trapézectomie-ligamentoplastie, quant à elle, consiste à retirer entièrement le trapèze et à stabiliser le pouce à l'aide d'une partie d'un tendon du poignet. Il s'agit d'une intervention également effectuée en ambulatoire sous anesthésie locale. Une immobilisation postopératoire de quatre semaines (avec une rééducation de trois à quatre mois) est nécessaire, mais le résultat est souvent durable dans le temps », conclut le professionnel de santé.